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Quand la Chine s'éveillera…. Nous y sommes !


       T
rente cinq ans ! Il a fallu 35 ans à Chirac pour comprendre la prophétie d’Alain Peyrefitte. « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera », affirmait feu l’ancien ministre.
     Tout juste, les fils de l’empire céleste, tout récemment encore courtisés par Raffarin, sont sortis de leur isolement maoiste.
L’émancipation libérale des Chinois, convertis à l’économie de marché, était non seulement prévisible mais officiellement annoncée et déjà très perceptible. Il n’y a aucune raison d’être surpris aujourd’hui. Etes-vous pour ou contre le traité établissant une Constitution pour l'Europe ?
     L’Occident s’est précipité à Pékin pour transmettre sa technologie et son savoir-faire et les délocalisations se sont multipliées. Résultat : les jeans et les casquettes de l’armée US se fabriquent tous en Chine, les nouveaux uniformes de nos cheminots, commandés à un Français, ont été sous-traités en Chine…et l’élite chinoise brille en Amérique. Le processus est classique et n’a rien d’inédit.
     Aujourd’hui, la France panique devant la déferlante du textile chinois et le seuil d’alerte européen est dépassé. Mais à jouer avec le feu sacré du libéralisme, il arrive qu’on se brûle.
Face au péril jaune, l’impératif d’une Europe forte s’impose. Sans doute. Même si l’UE avec ses 450 millions d’âmes risque ne pas peser lourd face au 1.200.000 Chinois d’un côté et aux Etats-Unis de l’autre.
     Surtout si, comme le prédisent déjà certains, un Pékinois s’installe dans 20 ou 30 ans à la Maison Blanche et pactise avec Pékin.
Peu importe. L’Europe aura quand même sa place si elle sait se faire entendre et respecter sans singer l’un ou l’autre bloc, en restant humaniste et humaine, en rejetant le libéralisme sauvage.
    Alors, oui à cette Europe solidaire, sociale et ouverte. Mais non à une Europe où l’on peut être ‘’délocalisé’’ en Roumanie avec un salaire de 100 € pendant qu’un grand patron empoche 38 millions d’euros d’indemnités pour son départ. ?

 

                                                                           Le petit râleur

   
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