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  La retraite... parlons en...   

        Cotisations allongées, décote sévère.  En étant réaliste, on sait bien que, dans ces conditions, le recours à la capitalisation sera massif (avec une capitalisation à deux vitesses, tant qu'à faire ?).  Ne sommes-nous pas en train d'installer la capitalisation avant même de sauver la répartition ? Mais c'est peut-être ce que veulent les Français, après tout ? Ou peut-être qu'ils ne veulent pas savoir... Savoir qu'avant de parler de prise d'otage sur les élèves et les transports il faut parler de prise d'otage politique car, enfin, si la majorité des Français se retrouvent à capitaliser, qui aura le courage alors de remettre en cause ce système ? [...] Il ne faut pas fermer les yeux devant une réalité : les bénéfices obtenus par capitalisation ont un coût.  Irons-nous jusqu'au cynisme de gagner nos retraites grâce aux travailleurs des pays en voie de développement ? La pensée unique tiendra t'elle les gens par le porte-monnaie ? Les grands systèmes solidaires ont été mis en place après la Seconde Guerre mondiale car la question se posait de savoir pour quelle société on se battait Durant la guerre, les populations ont connu la faim, la peur et la mort, mais ils ont pensé la solidarité tout de même.

Les avantages acquis... pas touche...

                Touche pas à ma retraite, ni surtout aux avantages acquis... par mes prédécesseurs !

Il serait grand temps de sortir de notre égoïsme catégoriel, vous en voulez un exemple : le départ à 50 ans des "roulants" à la SNCF.

                 Aucun gouvernement n'a osez s'attaquer à ce problème, à cette injustice sociale. Si, Laniel en 1954, et il s'est planté, le pays est resté bloqué un mois... et, lui même a raté, de ce fait, son élection à la présidence... de la République

                  Je m'explique : Du temps de la vapeur les conditions de travail étaient si pénibles qu'à 50 ans, les "roulants" avaient bien mérités de pouvoir disposer de quelques années de repos supplémentaires, mais depuis ....les conditions de travail ont bien changées et le conducteur de TGV accompli sa tâche dans de bien meilleures conditions que le routier, n'a pas plus de responsabilité, moins de contraintes horaires et part en retraite dix ans plus tôt... Nos gouvernants, de droite ou de gauche, ne peuvent, ou n'osent mettre fin à cette injustice tant que les "roulants" n'en auront pas pris conscience, c'est sans doute beaucoup leur demander.

                  Je vous vois venir : vous me prenez sans doute pour un réac, voir un Lepéniste n'ayant aucune idée du problème. Détrompé vous je suis foncièrement de gauche, ancien conseiller municipal d'une grande ville, je ne cesse de m'indigner devant les rafarinades en cours : mode d'élection au conseil régional, poignardage, par derrière, de l'APA, enterrement des 35 heures, et j'en passe. Ancien délégué du personnel... où...mais à la SNCF,  mes fonctions de responsable signalisation m'ont contrains à voyager d'abord sur les plateformes des machines à vapeur, puis dans des cabines des loco diesel pour finir dans celles des TGV...Je peux donc me permettre  d'évoquer ce problème en toute connaissance de cause...

                 Si vous n'êtes pas d'accord dites le moi...

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Edmond Desoche